Pierre Reynaud
Ancien chef d'entreprise dans le secteur juridique. Aujourd'hui, éditeur, journaliste et historien. Créateur du Mouvement Réveil Républicain. Fondateur du site La France Libérée (journal à vocation citoyenne)  — Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Sujet publié le 21 septembre 2020 à 18h10
BRIDGESTONE, un scandale ?
 

Fermeture de Bridgestone : combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

 

ARGENT PUBLIC - Bridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.

 

Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques. "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

 

620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter.

 

Le président du Conseil régional évoque en effet des réunions qui se sont tenues dès 2019 au cours desquelles Philippe Burnage, directeur général de Bridgestone en France, aurait lui-même souhaité étudier la modernisation complète de l'usine de Béthune. Une opération évaluée à plus de 150 millions d'euros à laquelle la région était prête à prêter main forte mais qui sera finalement abandonnée. Sur LCI, Xavier Bertrand a expliqué qu'il était pourtant prêt à faire une nouvelle proposition au fabricant de pneus pour rendre "l'usine plus compétitive." "Les japonais ont une calculette à la place du cœur, dit-il, mais fermer l'entreprise va leur coûter plus cher que d'investir." Lire l'article complet

 

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